Samedi 12 mai 1984, environ 17 heures 40, voilà que naît le dénommé Antoine, de père Jacques, un fabriquant de treillis et de mère Catherine, une comptable. Un beau bébé paraît-il, de 4.5 kilogrammes à la naissance. Ses parents sont auprès de lui et le protègent. Tout a l’air pour le mieux et dans les premières années de sa vie, rien ne laisse présager ce qui va arriver. Cet enfant, c’est moi.
On dit que la vie n’est pas rose pour tout le monde. Je trouve que cet adage convient parfaitement à la mienne de vie et à celle de ma famille. Comme je le disais, au début, tout allait bien, j’ai eu mes premiers Légo, mes premiers moments d’engouement. J’ai eu aussi une voiture des Ghostbuster, des coquillages ramassés sur la plage, notamment des couteaux et des oursins. Les couteaux me fascinaient par leur forme, drôles de coquillages. Et les oursins… avec leur carapace pleine de piquant, drôle d’animal, pourquoi se protéger autant de la vie ? Je l’ai su un peu plus tard…
Mes parents commencent à se disputer de plus en plus… je ne comprends pas bien… Le plus souvent, je me réfugie dans ma chambre ou fait mine de ne rien voir, d’ailleurs, il n’y a rien à voir. Les bleus et autres marques qu’a ma mère disparaissent à mes yeux. Pourtant un jour, je l’ai bien vu, ce verre, atterrir sur la main de ma mère. Elle est en sang, elle était entrain de faire la vaisselle et mon père entrain de l’essuyer. Je ne sais plus comment cela s’est déclenché, mais ce qui est sûr, c’est qu’il lui avait lancé le verre avec assez de force pour qu’aujourd’hui encore, elle ait des bouts de verre restés coincé sous la peau pendant la cicatrisation. Tout a commencé à ce moment je crois, du moins, de ce que je me souviens.
Je n’ai encore que 6 ans lorsque ma mère quitte le foyer conjugal. A ce que j’entends, elle en a marre de tout. Alors qu’elle s’en va après m’avoir dit au revoir, quelques-unes de ses affaires se retrouvent en vrac dans le couloir. Elle n’a pourtant presque rien avec elle, mais il a trouvé le moyen d’en jeter dans le couloir.
Me voilà seul avec lui. Il n’était pas un mauvais, très protecteur m’a-t-on toujours dit. Il tenait à moi. Pourtant ce jour-là, j’ai peur. Il n’y a plus que ma chienne Tina en qui je peux trouver compagnie.
Aujourd’hui encore, en repensant à elle, j’en ai les larmes aux yeux, elle était tellement gentille. Je me souviens, le soir en cachette, alors que mes parents regardaient la télévision, j’allais dans la cuisine prendre des morceaux de sucres et une fois revenu dans ma chambre, je les lui donnais. Elle adorait ça.
Je vais toujours chez ma nourrisse après l’école. Ma mère vient m’y voir un soir. Sa visite n’est pas longue. Elle n’enlève même pas son manteau, c’est pour dire. Elle s’assure que je vais bien puis me donne un jeu de cartes, un jeu des sept familles. Elle repart, les larmes me viennent. Pourquoi ne m’emmène-t-elle pas ? Je ne veux pas y retourner.
Arrivé chez moi, c’est à dire, dans un appartement d’un HLM de cité, il me prend mon jeu de carte. En quelques secondes, il en fait un amas de petits bouts tout en criant des insultes « Salope », « Tu me le payeras »… Après un bon coup de pied, comme à l’habitude depuis que ma mère est partie, je me réfugie dans ma chambre. Là, je peux pleurer. Devant lui, on ne pleure pas.
Un jour, il y a des concombres à manger. J’adore les concombres. Il regarde un match de football sur la petite télévision d’une vingtaine de centimètres. Sans m’en apercevoir, je mange tous les concombres. Il crie, je n’ai pas fait exprès. Il me demande ce qu’il va manger maintenant. En effet, il n’y a plus rien, ou presque, y compris pour la chienne.
J’ai l’impression que cela fait des mois que je suis là. Et ma mère n’est venue me voir que deux fois et ce, dans les premiers temps. J’apprendrai par la suite que cela n’a en fait duré qu’un seul mois. Pourtant, cela m’en a paru facilement 4 ou 6 fois plus…
Un matin, je me réveille. Il m’appelle. A sa porte, je le vois dans le lit, un de ses matelas d’eau. Il me dit de le rejoindre, ce que je fais. C’est à ce moment qu’il lui a fait payer, mais par mon intermédiaire…
Ce sont les vacances scolaires. Mes grands-parents viennent me chercher. Il ne cherche pas à me garder et je ne cherche pas à rester. Je n’ai droit qu’à une sorte de « Ne le dis à personne, c’est un secret ! ». Quant à Tina, elle veut venir, elle implore, il n’y a plus rien non plus à manger pour elle. Mon grand-père lui refuse de monter. Il s’en veut depuis. Il se souvient lui aussi qu’il n’avait vu aucune boîte pour chien dans l’appartement. Elle implore encore et encore. C’est la dernière fois que je la vois. Pendant longtemps j’ai souhaité de tout mon cœur la retrouver. Elle est évidemment morte depuis, cela fait bien trop longtemps… J’espère que c’est de vieillesse et non de faim.
Chez mes grands-parents, je retrouve enfin ma mère. Je revis. J’y reste quelque temps d’ailleurs. Puis-je retourne chez moi, ou plutôt, je vais dans mon nouveau chez moi. Un HLM encore, à Mainvilliers près de Chartres. Un jour il y a quelqu’un d’autre à la maison, c’est l’aimé de ma mère. Nos rapports seront toujours conflictuels et cela de pire en pire au fil des années. Il avait et a toujours une femme et deux enfants.
Il est revenu. Il veut que l’on retourne là-bas. Ma mère refuse, le barricadement s’opère. On ne sait pas ce qu’il veut, mais il le veut. Sans cesse des coups de téléphone. Bien sûr, jamais personne au bout du fil. On en a longtemps prit une manie, on décrochait sans parler.
J’ai 8 ans. Il appelle et me souhaite mes 10 ans. L’année d’avant, j’avais eu droit à une carte. Au moins, les deux mots « Bon anniversaire » ne laissent place à aucune erreur sur l’âge fêté…
On dit souvent que la peur n’évite pas le danger mais ma mère le voyait et le voit toujours partout. Une fois, il s’est avéré que par le biais d’un quiproquo, je me retrouve à errer dans la ville à la recherche de ma mère. Cette dernière ne me voyant pas revenir à la maison a appelé tout de suite les policiers. Ils n’ont pas attendu 24 heures pour commencer les recherches, elle a dû leur expliquer. Ce n’est pourtant pas eux qui m’ont retrouvé, je suis rentré à la maison comme si de rien n’était. Ma mère était en larmes, la peur…
Je suis sous la douche, une sorte de déclic se produit. Je dois le dire à ma mère. Lorsque je le fais, elle me pose quelques questions, subjuguée et horrifiée juste avant de fondre en larmes. Je ne comprends alors pas tout. Mais ce que je sais, c’est que pour le dire, il m’en a fallu du courage ; rompre le silence, ce n’est pas rien…
Ma mère m’emmène chez une psychologue. J’y fais des dessins et joue aux marionnettes. C’est sympathique les marionnettes. Je vais sur Paris pour en voir une autre. On me pose diverses questions que je ne me souviens pas, sauf une : « A quoi penses-tu en ce moment ? ». Et ne voulant pas paraître désintéressé, alors que je pensais à Obelix, ses menhirs et son pantalon entourant sa grande bedaine et qui dit « Je ne suis pas gros, seulement enveloppé », je dis que je pense à d’autres enfants de mon âge qui ont des parents divorcés… Cela ne va pas très loin. On me pose alors l’ultime question : « Est-ce que tu veux le revoir, qu’il te rende visite en compagnie d’une tierce personne ? » Ma réponse est sans appel : « Non ». Je ne veux plus le revoir. Elle écrit sur son petit carnet… Je saurais plus tard que c’est ce papier qui a fait que ma mère a eu ma garde d’une manière totale et sans visite aucune. Je saurais plus tard qu’on a dit à ma mère qu’il aurait pu avoir une visite peut-être une fois par mois en compagnie d’une personne lié au tribunal s’il avait fait une requête à son avocat. Il ne l’a pas fait. Ma mère a ma garde, il a interdiction de rentrer en contact avec nous, ce qui inclus le téléphone, le courrier, et interdiction de se rendre dans la ville où nous résidons. Il est condamné à payer une pension de 1500 francs par mois jusqu’à ce que j’arrête mes études et doit aller en prison pour quelques mois… Il ne payera pas et n’ira pas. Il disparaît totalement… Cela n’arrête pourtant pas les coups de téléphone anonymes… On change alors de numéro…
Le cours normal de la vie reprend… « normal ». J’élude mon passé et profite comme tous les autres enfants de la vie. Pourtant, je traverse déjà les rues sans prêter une attention particulière aux voitures. Si quelque chose m’arrivait, qu’est-ce qui serait vraiment grave ?
Au CE2 (arrivant à l’âge de 9 ans), je déménage et vais à Chartres, juste à côté. J’ai calculé, cela ne fera jamais que mon 7è déménagement… Dans ma nouvelle classe, je me refais des copains et des amis d’un temps. Ils ne sont pas beaucoup, je me plais à terroriser les autres avec mes deux amis. On tente aussi de vendre les livres que l’école nous a offerts, sans succès, même à 10 francs… L’un de mes amis a semble-t-il quelques problèmes lui aussi, dès qu’on lui crie dessus, il tape sa tête des dizaines de fois contre le mur… Je ne l’ai jamais vu en sang, pourtant, ça cognait… il ne voyait plus son père, je n’en ai pas su plus. Après l’école primaire, il déménagera et je ne le reverrais que deux fois après, il sera devenu une sorte de dur débauché à la recherche du bonheur… Mon autre ami a des parents divorcés aussi. Sa position est assez stable… après l’école, bien que nous irons au même collège, nous ne nous verrons plus et lorsque je serais au lycée, il sera devenu sans emploi du temps fixe, un zonard s’habillant à la rappeur américain…
Je parle aussi pour la première fois à une autre personne que ma mère, et accessoirement de mon beau-père, de ce qui m’est arrivé étant un peu plus jeune. Très vite, cela se répand. Les premiers m’écoutent et semblent me croire, toutefois, dans une certaine mesure seulement… Très vite, on se moque de moi. Ce genre de choses n’existe pas, je raconte n’importe quoi selon eux… Alors je me tais à nouveau, il n’est pas bon de dire ce genre de choses, le regard des gens se transforme. Ils ne vous voient pas comme une victime, mais comme une sorte de monstre…
J’en ai tellement fait baver aux autres en étant assez chiant et bagarreur qu’un jour me raconte-t-on, une grande partie de ma classe me tombe dessus. Je me prends des coups… Personnellement, je ne me souviens pas de cela, mais c’est ce qu’on m’a rapporté… Aussi à cette période, je suis quelqu’un d’assez sociable… C’est à ce moment je pense où j’ai changé, d’une manière plus ou moins radicale, mon comportement. Je me refuse alors toute violence. Il est hors de question que je devienne comme lui. Je ne veux pas, comme je l’entends dire à la télévision à cette époque, répéter sur mes enfants ou autres personnes ce qui m’est arrivé. Ce schéma ne doit pas se reproduire.
Un jour, je suis invité à la fête d’une fille avec qui je commence à bien m’entendre, avec l’un de mes amis, celui qui se tape la tête lorsque cela ne va pas. Tout va bien jusqu’au moment où ce dernier fait ce que l’on appelle une « gaffe ». Il parle de ce qui m’est arrivé au cours d’une discussion et ce, devant moi. Je fonds immédiatement en larmes, il comprend alors, il se met lui aussi à pleurer et sort de l’appartement. Les 5 ou 6 autres personnes présentes nous réconfortent chacun de notre côté. Une des personnes qui me réconfortent est la fille avec qui je me retrouverai en cours au collège. Elle dit qu’elle n’a pas de mémoire et que dans une semaine, elle aura tout oublier, c’est dans son signe astrologique paraît-il, elle est bélier. Je me demande alors comment on peut oublier ce genre de chose… Je doute qu’elle ait oublié, pourtant, on n’en a jamais reparlé…
Voici le collège (j’ai 11 ans lorsque j’y rentre)… Je n’ai plus qu’un seul camarade, il deviendra pendant un long moment mon ami et d’ailleurs, j’en reparlerai un peu après… Je me retrouve dans une classe où je ne « connais » qu’une fille qui était avec moi à l’école primaire. On s’apprécie très rapidement, elle deviendra par la suite, mon amie de toujours, ma seule et véritable amie, au sens propre du terme. Elle est bélier. Les premières années sont difficiles. On me fait des allusions sur ce que j’ai pu dire à l’école primaire, à propos de ce qui m’était arrivé. C’est une sorte de moyen de pression. Une personne m’écoute… ce n’était en fait que pour mieux se moquer par la suite… Le seul moyen que je trouve pour me protéger, c’est de simuler la folie… ou qui sait, la dévoiler… Dans ma classe on me surnommera « Peter le fou », Peter était mon prénom en cours d’anglais. Je me mets à faire n’importe quoi lors des récréations, Je simule aussi l’autisme, en fait, « plus le temps passe et plus je m’enfonce dans ma propre merde ». Phrase qui me viendra des années plus tard alors que je discuterai avec une personne rencontrée sur internet qui pour une fois m’écoute et ce, sans arrières pensées, du moins je l’espère. Je la remercie encore aujourd’hui, c’est aussi la plus proche personne que j’aie sur internet. Aussi, à cette période de ma vie, alors que je simule un comportement qui n’est pas le mien, ce même camarade dont je vous parlais au début de ce paragraphe devient mon ami. Il simule avec moi. Cela constitue ainsi un jeu entre nous et les autres qui nous prennent pour des fous. Je sais qu’il est au courant de ce que j’ai pu raconter à l’école primaire, il était dans ma classe, pourtant, il ne m’en parle et ne m’en parlera pas non plus par la suite. Heureusement que je suis le plus grand de ma génération, personne n’en profite donc pour me chahuter, c’est toujours ça…
Arrivent des années devenant plus facile, la 4è (13 à 14 ans) et la 3è (14 à 15 ans)… Aussi, dès que l’on dira quelque chose dans mon dos, à chaque fois cette fille qui est mon amie me défendra et ce jusqu’à freiner des relations amicales avec d’autres. Souvent je la raccompagne après les cours et d’ailleurs notre relation est assez floue, entre amitié et amour, je ne sais toujours pas actuellement. Lorsqu’un jour on fait un pas en avant, le lendemain, on en recule d’un aussitôt… Puis, je semble en faire un de plus qu’elle en arrière… Pendant un temps, elle ne me parlera plus trop… Mais notre grande amitié se reforme. Je ne sais pas ce qu’elle pense de moi, ni comment elle me situe à ce moment et en ce moment…
En 4è, c’est aussi là où lors de l’anniversaire de mon meilleur ami, ce dernier m’enfonce un couteau dans la cuisse et ce, après que l’on ait chahuté, ce qui a commencé par ma faute… Je suis sur le canapé. Ca fait un petit peu mal. Je vais dans la cuisine avec une facilité déconcertante vu ce que j’apprendrai par la suite. Le sang jailli tout de même régulièrement, tel une petite fontaine… J’en mets partout. Dans la cuisine, je m’accroche au meuble. Il est avec moi, lui aussi ne comprend pas ce qui arrive vraiment. Il me fait m’asseoir, je ne peux plus me tenir debout, cela me lance terriblement. Tellement de sang… J’enlève difficilement mon pantalon… Avec les 3 autres personnes qui sont là, on me fait un garrot, il y a vraiment trop de sang qui coule. J’apprendrai par la suite que j’ai perdu plusieurs litres de sang… Environ deux litres sur les 5 que contient normalement le corps humain. On se demande ce qu’on va faire, on ne peut pas laisser ça comme cela. Pourtant, pense-t-on, ce n’est qu’une égratignure… Il s’excuse de nombreuses fois… On décide d’inventer une histoire pour ne pas se faire disputer par nos parents, on se doute qu’on ne pourrait plus se voir s’ils apprenaient la vérité des choses. C’est décidé, c’était un véritable accident, je montrerai à un copain comment Gill se servait de son couteau dans Resident Evil et, on aurait poussé mon ami sur moi en chahutant et, il serait tombé sur moi, ce qui aurait fait que je me serais enfoncé le couteau comme cela. Je suis d’accord avec cette histoire, comme avec n’importe quelle autre histoire qu’on aurait pu mettre au point, j’ai mal. Il va prévenir ses parents, on me transporte sur le canapé, on me recouvre, je suis tout pâle, mes pensées sont floues… Sa belle-mère pense que c’est peut-être l’artère qui a été touché. Je repense à ce qu’on étudie en cours…. Artère touchée, on ne survit pas à moins d’être à l’hôpital rapidement. Cela me fait peur. Son père dit que non, car sinon, je serais déjà inconscient… Il appelle les urgences, ils doivent m’emmener, pas assez de personnel pour venir me chercher sans doute… La douleur s’est apaisée et on m’a enlevé le garrot et à la place, mit un bandage avec des compresses. J’ai des moments de vertige et je repense à tous mes proches, à ma mère à qui je n’aie pas dit à quel point je l’aimais… J’ai l’impression de voir ma vie défiler devant mes yeux… Je lutte contre le sommeil… On m’emmène à l’hôpital où l’on me recoud sans me faire d’autres soins… Ma mère vient me chercher contre ma volonté, ce n’est pas grave selon moi, on m’a juste recousu. Ma mère est forcée de me droguer de médicaments pour que je dorme cette nuit là… Le lendemain vers l’après-midi, un dimanche, ma jambe est gonflée, du sang perle aux coutures, une boule se forme sous ma peau, l’apogée de la souffrance ? Non, pas encore, ce sera plus tard, lorsque pendant ma rééducation, je tomberai à cause d’un sol trop glissant, pliant la jambe… j’en resterai une heure au sol allongé, les larmes aux yeux…
A la clinique, on m’opère… J’y perds 2,5 litres de sang… Le couteau à steak m’a transpercé le muscle de la cuisse, remontant vers l’aine, de 12cm et est passé à 2cm à peine de l’artère. J’ai eu de la « chance » paraît-il… Au moins, je rate deux semaines de cours juste avant deux semaines de vacances… je passe mes journées devant Final Fantasy VII, pour vous dire, un personnage que je n’ai quasiment jamais prit dans mon équipe et qui n’a donc qu’un tiers des points d’expérience que je fais avec mon équipe atteint le niveau 95… Le père de mon ami nous offre un téléphone sans fil… Il ne fera pas marcher son assurance, la majorité des soins n’étant pas remboursé, cela a coûté environ 2000 francs à ma mère. On ne portera pas non plus plainte contre l’hôpital pour erreur médicale… Sur le moment, on ne raisonne pas… Aussi cet ami viendra me voir tous les jours après les cours… On a aussi « volé » un déambulateur à la clinique, ils nous avaient refusé une ambulance pour me raccompagner chez moi alors que je ne pouvais quasiment pas plier la jambe… Ce n’est pas facile dans une 106… Aucune compassion chez eux… Cela fait mal, surtout à la jambe… Mon année de 4è est, niveau note, complètement ratée. Je passe tout de même en 3è et, comme je ne suis pas un grand travailleur, je n’arrive pas à rattraper le retard que j’aie prit… Il me manque énormément de points pour avoir le brevet. Lorsque je le passe, j’y arrive assez bien… Ma dictée n’a pas de note… Pourtant je l’ai faite… Mais c’est vrai que j’avais collé le cache-nom avec de la superglue comme toutes mes autres copies, sauf que là, j’avais un peu trop appuyé et ça avait absorbé le papier… Ils n’ont pas eu ma copie. Pourtant, en dictée je suis assez bon, on peut le dire. Il me manque 3,5 points (sans la dictée où je n’ai pas de note) pour avoir le brevet, ils me les donnent…
Je passe en seconde (j’ai 15 ans), je fume mes premiers joints avec mon ami, celui qui m’a planté… Et de nombreux autres joints suivront aussi… Je rate complètement mon année… Comme mes camarades de joints d’ailleurs… De toute façon, ma classe ne me plaisait pas, je n’y connaissais personne… Je voulais pourtant aller en section Scientifique…
Je vais en vacances avec mon ami, dans le sud de la France. Il y a aussi son frère et, il se « vante » en quelque sorte de m’avoir planté. Son grand-frère l’apprend alors, il est en colère et lui dit qu’il a de la chance de m’avoir comme ami car pardonner cela, tout le monde ne le fait pas. C’est à ce moment où je m’éloigne de cet ami…
Alors que je rentre chez moi, ma mère a accouché. Elle était enceinte de mon beau-père. Une petite-fille qui va assez transformer ma vie. En effet, mon beau-père n’est pas ce qu’on pourrait appeler un père exemplaire. Il est toujours marié et a ses deux enfants. Il vient le soir en semaine, mange, passe la soirée avec ma mère et rentre chez lui vers 23 heures. Le week-end, on ne le voit que sporadiquement dans la journée, ou même des fois pas du tout. Déjà que je suis resté le chef de famille et que ma mère vient me demander mon avis sur les choses de la maison, en plus, je deviens frère, mais un frère assez spécial. Un frère qui doit prendre le relais du papa lorsque le véritable père n’est pas là. C’est assez compliqué à 16 ans tout ça…
Nouvelle seconde (j’ai 16 ans), nouvelle classe où je ne connais personne… de toute façon, je n’en ai plus rien à faire… Qu’est-ce qui me retient en ce monde ? Rien… Je me mets à écrire… J’entendrai plus tard qu’écrire est une façon de soigner sa névrose, je pense que c’est vrai… Je veux alors aller en filière Économique et Social puis, l’année avançant, je ne sais plus trop quoi faire, mes notes me permettent d’aller où je veux et ce, sans rien faire… Il faut dire que l’année précédente, j’ai souffert du quota de redoublants demandés, on ne m’a pas fait passer avec presque 10 de moyenne, ma classe majoritairement européenne ayant plus…
Je commence à écrire, en octobre 2001, à l’âge de 16 ans Tenebrae, un récit de science-fiction qui me permet de m’évader du monde. Je me fais de nouveaux copains et il y en a un avec qui je m’entends particulièrement. Malheureusement, son père, pour des raisons professionnelles (c’est un responsable de la SACEM) devra déménager à la fin de l’année prochaine à Poitiers… Je garde avec lui plus ou moins contact… Mon professeur de français pense qu’il faudrait que je fasse des études littéraires. J’ai les capacités et j’ai l’impression qu’il voit une sorte d’artiste en moi… Il me donnera un livre de littérature, La littérature en France depuis 1945. C’est le premier professeur qui croit en moi d’une certaine façon… En tout cas, je me plais à y croire. C’est vrai que sans rien faire, j’ai 15 de moyenne au dernier trimestre. Il dit que j’ai une façon de penser et de voir les choses particulières et que je dois en faire quelque chose. J’irais donc en 1ère Littéraire.
Première Littéraire (de 17 à 18 ans), je m’y retrouve avec cet ami, celui du couteau, un autre ami que je mettais fait et une fille que je connaissais bien de l’année d’avant. C’est la première fois où je me retrouve avec des gens que je connais en un début d’année scolaire. Pourtant, cela me gène, ils vont apprendre à me connaître au quotidien, c’est à dire en cours… Mais, l’ami du couteau a un accident de moto, il ne viendra plus en cours pendant un bon moment, mon autre ami a des problèmes psychologiques qui sont ressortis sûrement à cause de l’utilisation trop fréquente du cannabis que j’aie d’ailleurs plus ou moins freiner durant ma deuxième seconde, il est schizophrène… Aussi, la fille que je connais arrête les cours et se lance dans le marché du travail, elle a 18 ans et en a marre des cours… Je me retrouve alors avec le reste de la classe, mais, je suis un peu plus social qu’avant… Bien que mon tempérament insomniaque se fait de plus en plus sentir. Je ne me couche plus avant 1h du matin minimum pour me lever à 7 heures le « lendemain ». Je finirai l’année à me coucher à 2h du matin…
Les épreuves anticipées de français me laissent assez indifférent… Les notes n’ont plus d’importance pour moi, ni le reste de ma vie. Je laisse faire les choses… « Laissons courir la vie, de toute façon, elle ne nous attend pas » sera d’ailleurs une phrase que j’utiliserai dans mes signatures, pendant un temps, sur internet. Socialement, je n’ai aucune vie, je ne veux pas en avoir. Cela fait maintenant deux ans que je ne veux plus voir personne les week-ends et durant les vacances, à part celui qui partira bientôt pour Poitiers…
Mes professeurs ont dit aussi au premier conseil de classe que je ne souriais jamais… La déléguée leur a dit « Ah ! Mais il est tout le temps comme ça ! ». C’est vrai, cela fait depuis l’entrée au lycée que je ne souris plus, j’ai quelques fois quelques pensées sur ce que j’aie vécu et sur ce que sera mon avenir. Je ne le vois pas très beau, plutôt sombre, très sombre, encore des idées de mort aussi… « Personne ne m’aime » c’est ce que je dis à ma mère à ce moment. Il est vrai que je n’aie aucune relation avec le sexe opposé, je n’en veux pas, ce serait encombrant. Pourtant en fin d’année de première (j’ai 18 ans), lors d’une sortie, je me retrouve assez proche d’une fille de ma classe. C’est vrai que je la trouvais plaisante déjà auparavant. J’en tombe amoureux, c’était un vendredi 7 juin, les cours s’arrêtant le 11 et les épreuves étant le 14. Après avoir passé un week-end entièrement différent de tous les autres que j’aie vécu – je n’arrive à rien faire, moi qui avait prévu quelques révisions, je ne peux que dormir, chose qui pourtant m’est si peu habituelle et sur deux jours, j’en dors au moins les trois quarts, le reste du temps n’arrivant à rien faire sans penser à elle – je me décide le lundi d’aller la voir et de tout lui avouer (l’amour criminel ?). Cela semble un peu fou, mais tout mon cœur est là, c’est la première fois que j’aie envie de vivre. Malheureusement, elle m’apprend qu’elle est déjà avec quelqu’un, ce que je pourrai vérifier par la suite de mes yeux. C’est vrai que j’y aie été sans réfléchir, la passion était là. Je décide alors d’aller à tout prix en terminale pour me retrouver dans la même classe que cette année. Je révise alors le mercredi et le jeudi juste avant les épreuves, ce sont mes seules révisions, mais je les fais au lycée et la motivation est là. Je ne peux pas rater mes épreuves, ce que je ne ferais pas. Mes notes me donnent 30 points d’avance, c’est plutôt bien. L’avenir me dira que mes camarades de classe seront un peu dégoûtés vu ce que j’avais fait en cours cette année, c’est à dire, pas grand chose, et le peu de temps de révision que je m’étais accordé. Par chance, j’ai une bonne mémoire, ça m’a bien aidé et je n’ai pas à me plaindre de mes connaissances, c’est d’ailleurs la seule chose que je possède.
Terminale Littéraire (de 18 à 19 ans), m’y voici enfin. Durant les vacances, de pessimiste sur la vie, je suis devenu optimiste. Merci à elle de m’avoir fait découvrir de tels sentiments qui valent selon moi, la peine d’exister, la seule peine d’exister. Elle est avec son petit-ami, mais bon, je fais avec, même si ça me fait très mal. Elle change de classe après 3 jours… Ca fait mal. Je prends sur moi et dorénavant, je vais être plus social, aller moins sur internet et sortir plus. Je me force à accepter les différentes sorties que l’on me propose, c’est toujours les autres qui me proposent.
Mon copain schizophrène a arrêté les cours, mon copain au couteau a redoublé sa première, mon ami est parti à Poitiers, mon amie bélier et l’ensemble des personnes que je connaissais de ma génération et n’ayant pas redoublé vont en université. Je garde toujours contact avec elle et mieux, je la vois. Elle est à Tours, une belle ville, c’est là que j’irai si j’ai mon bac. Je me sens un peu seul, mais vu que je suis moins renfermé, ça va mieux.
Je suis toujours aussi cynique par contre et j’aime toujours autant provoquer et ne pas montrer ce que je suis réellement. Je suis le seul à rigoler lorsque quelque chose va mal, un rire cynique… En seconde (ma deuxième), une éruption volcanique au Mexique je crois, c’est mon professeur d’espagnol qui m’en parle : des milliers de morts ? Oh, ça nous fera plus de place. En première : deux tours se font détruire à New York ? Un film d’action à la télévision et en direct, trop fort ! En terminale : guerre en Irak ? Eh non ! C’est mon pote Saddam, tout comme Ben Laden ! Ce sont bien sûr de grands exemples… Du moment que ça reste dans le domaine du délire, je peux tout exprimer sans retenue… Même si quelques fois, ce que j’exprime est tout à fait ce que je ressens vraiment.
Je pense que ceux qui m’ont fréquenté (et me fréquentent encore) sur internet et notamment sur un certain chat ne me contrediront pas. Il n’y a que moi (et une certaine autre personne) pour : rigoler du génocide des juifs, prendre comme pseudo Goering, parler de la composition de la merde et de mes préférences culinaires dans ce domaine, lancer des mp3 nazi ou pro-taliban, me marrer de l’abandon de tel ou tel site internet, chercher la petite bête chez les personnes qui pensent n’en avoir aucune etc…. Je ne fais pourtant pas cela par méchanceté, j’en pense d’ailleurs tout le contraire et je suis moi aussi rempli de petites bêtes, mais c’est pour me moquer des conventions sociales que les sociétés humaines se sont constituées inconsciemment, ces conventions qui me font avoir honte de ce que j’aie vécu alors que j’en suis la victime. Ces conventions qui m’ont détruit et qui m’empêche encore de m’épanouir comme je le souhaiterais. De ce fait, je fais tout pour les franchir par les moyens les plus forts que je puisse trouver, tout y passe, rien ne me retient plus sur ce point, rien ne m’enfermera plus et au moins, les quelques personnes qui arrivent à voir cela et ainsi à gratter un peu mon écorce peuvent alors connaître ma véritable nature. Une nature qui se rapproche du taoïsme, une forme de bouddhisme, ils peuvent aussi connaître mes principes que je me suis confectionnés et qui me protégent du monde extérieur. L’un d’eux est de ne faire confiance à personne. Certains sont offusqués lorsqu’ils apprennent que je ne leur fais pas confiance. Pourtant, s’il a pu abuser de ma confiance et plus et si mon meilleur ami a pu jouer du couteau avec moi, comment pourrais-je faire à nouveau confiance en le genre humain ?
Je m’intéresse maintenant beaucoup plus au sexe opposé que par le passé… Je me fais une raison quant à la fille qui m’a brisé le cœur mais qui m’a tout de même permit de reconstruire mon espérance et « L’espoir fait vivre ». Une nouvelle fille dans ma classe m’intéresse. Elle semble un peu comme moi, le même comportement pourtant, elle ne semble pas au même stade, elle est comme j’étais l’an passé… Le contact est très difficile et je ressens ce que les gens pouvaient endurer (et endurent sûrement encore) lorsqu’ils voulaient communiquer avec moi. Ce n’est vraiment pas facile et je ne sais comment réagir, moi-même, j’ai du mal à me changer et me sociabiliser. Je me mets aussi à peindre quelques aquarelles. Cela détend l’esprit, beaucoup plus facilement que l’écriture. Je commence avec peu de matériel et je me sers de pots de peintures qui me servaient pour mes figurines des jeux Games Workshops et compagnie, que je dilue avec de l’eau. Les pots de peintures coûtent chers et financièrement à la maison, ce n’est pas ça… Je ne demande plus d’argent de poche à ma mère, heureusement que je ne suis pas dépensier et que je ne prends pas plaisir en beaucoup de choses… Tout ce que je fais qui se rapporte aux domaines artistiques est fait sans prétention de talent, je le fais car c’est une sorte de thérapie, ma thérapie. De toute façon peu m’importe si on trouve que ce que je fais est mauvais, même si je pense que c’est souvent le cas, que ce soit dans mes activités extrascolaires ou au lycée. Cela me fait sourire lorsque je vois des camarades de classe en colère parce qu’ils ont eu une mauvaise note à un devoir qu’ils pensaient avoir réussi. Pour moi, c’est simple, je ne me dis jamais que ce que je fais est réussi, je ne suis pas déçu de cette manière.
Je me remets difficilement. Un jour, après une émission relatant des faits que j’aie vécu, ma mère a cherché à savoir ce que j’en pensais. C’était il n’y a pas longtemps. Elle a gratté et encore gratté, elle voulait qu’on perce cet abcès qui existait depuis si longtemps, depuis trop longtemps. J’ai fondu en larmes et j’éprouvais aussi un ironique soulagement, ce que j’avais vécu m’étais bien arrivé et je l’avais bien dit à ma mère et à l’école, mais avec le temps, vu que nous n’en parlions jamais, j’en étais venu à me demander si je n’avais pas inventé tout cela, que je ne m’étais pas monté la tête je ne sais comment. Non, c’était arrivé et cela avait bien perturbé le reste de mon existence. Elle a souhaité que j’aille voir une personne spécialisée, j’acceptais. C’était pour un psychiatre-psychanalyste, il fallait l’appeler, je déteste le téléphone, cela me donne des angoisses et à l’instant, alors que j’écris ces lignes, je mets cela en relation avec les nombreux appels « anonymes » que l’on a reçu. On est sur liste rouge pourtant maintenant.
C’est donc ma mère qui a appelé et a prit rendez-vous pour elle, j’y suis allé avec elle et on a ainsi fait l’échange, c’était il y a un peu plus d’un mois (nous sommes le 17 avril 2003 lorsque j’écris ces lignes). Selon lui, je suis en état dépressif. Je souffre en effet d’insomnie, il m’est difficile de me coucher avant 2 heures lorsque j’ai cours le lendemain et que je dois me lever à 7 heures, et le week-end, je me couche à 5 ou 6 heures pour me réveiller le lendemain vers 10 heures… Aussi, manger n’est pas un plaisir pour moi, « manger pour vivre et non vivre pour manger »… Rien ne me fait plus plaisir et je peine à rigoler devant les films dit « comiques », des sourires au plus… Il me prescrit des antidépresseurs, cela me fait sourire… je ne prends déjà pas de médicaments lorsque j’aie de simples maux de tête, pourquoi cela changerait-il ? Ma mère va les acheter, les évènements font que j’arrive à éviter la prise de médicaments les premiers jours sans que l’on puisse rien me dire puis là, je prends ma décision, je ne prendrais pas ces médicaments. J’ai vu ce que cela avait fait de mon copain schizophrène, c’est une zombification. Déjà que j’ai freiné la prise de cannabis car je souhaitais être totalement aux contrôles de mon corps, de là aussi ma réticence à l’alcool. Les médicaments vous neutralisent des neurones, ceux qui servent aux différents automatismes et cela pour réduire les angoisses. En effet, il m’arrive d’en avoir lorsqu’il y a du monde autour de moi, une sorte d’agoraphobie. Cela me fait penser à la chanson « Antisocial » de Trust…
Le psychiatre-psychanalyste, je le vois toujours, il sait que je ne prends pas ses médicaments, mais ne m’en reparle pas. Il nous a dit qu’il ne pensait pas que je sois schizophrène. Je ne veux pas que l’on sache que je vais chez ce genre de médecin. Après tout, les autres pensent que je suis tout à fait ordinaire mis à part mon comportement quelque fois atypique et un cynisme inextinguible… et lorsque j’avais tout révélé par le passé, j’ai subi les conséquences d’une société aveugle et d’une population incompréhensive. Cela n’a pas changé, je le vois bien. Dites « psychiatre », vous entendez « fou », montrez-vous insensible au quotidien de la vie et aux petits problèmes, ils vous croient avoir un cœur de pierre et prenant tout avec mépris. Certains seraient bien étonnés si je leur disais que j’aie la majorité des caractéristiques faisant un hyperactif. En effet, j’ai un tempérament amorphe face aux choses et pourtant, le médecin pense que je suis hypersensible. 14.9 de tension alors qu’on me dit que j’ai 2 de tensions. Une fois dans la cour du lycée, une fille est restée perplexe parce que je lui aie demandé pourquoi le professeur voulait la voir à la fin de l’heure. Elle a dit à d’autres et à moi que j’en avais rien à faire de tout et que ça la faisait rire que je lui demande ça, comme si je m’intéressais aux gens moi… J’ai sourit du coin des lèvres, comme toujours, en me disant : « Si tu savais… ».
Grâce à ses séances de ‘psy’, j’ai vu à quel point j’avais honte de mon passé, passé pourtant dans lequel je suis la victime et il devrait encore me pourrir présentement et dans l’avenir ? Non, je refuse cela. En effet, je n’ai pas à avoir honte de ce qui m’est arrivé dans la vie, je n’ai pas à taire mon expérience. Je n’ai pas tu ma vision du monde, pourquoi taire ce qui me fait avoir cette vision ? Je ne pense pas être sur Terre pour quelque chose mais, je ne suis pas non plus là pour ne rien faire de ma vie sous prétexte que ma vie n’a pas commencé d’une manière des plus…
– Au lecteur –
Que puis-je dire sur tout ce qui a été écrit et qui reste pourtant encore incomplet ? Bien sûr, qu’il n’y a pas une ligne de vérité la-dedans, que tout a été inventé, que j’ai simulé tout ce que j’aie exprimé et que j’ai une grande imagination. Ce serait un bon moyen de contourner la réalité présente, mais je ne le ferais pas. Je ne sais ce que vont en penser les personnes qui auront lu tout cela, mais, je pense que si justement ils ont eu le courage de tout lire, ils ne me jugeront pas à la va-vite. Mais à ces personnes, je ne leur dirais qu’une chose : Merci de votre attention quoi que vous puissiez penser. De toute façon, je n’attends plus grand-chose du monde.
Jeudi 17 et vendredi 18 avril 2003
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